PLANTES EXOTIQUES en Nouvelle-Aquitaine

Quelles alternatives offre le label Végétal local en réponse aux enjeux des plantes exotiques envahissantes ? Début juillet, les professionnels du paysage ont bénéficié d’une intervention du Conservatoire botanique national Sud-Atlantique. La présentation s’est tenue dans le cadre d’une journée technique consacrée à la biodiversité organisée par l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP)

Valoriser la flore sauvage et locale, comprendre les relations étroites entre insectes et plantes, ou encore préserver la santé des sols : autant d’enjeux à intégrer dans la conception et la gestion de jardins favorables à la biodiversité. Consciente de ces défis, l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP) a organisé, le 9 juillet 2026, une journée technique consacrée à la biodiversité au Château Dillon, à Blanquefort (Gironde). Plus de 95 professionnels étaient réunis pour étudier l’opportunité d’une évolution de leurs pratiques, renforcer leurs compétences et partager leurs retours d’expériences autour de démarches concrètes favorables à la biodiversité dans leurs projets paysagers. 

Parmi les interventions de la journée, le Conservatoire botanique national Sud-Atlantique a présenté les enjeux et bonnes pratiques relatifs aux plantes exotiques envahissantes. Ces espèces introduites par l’Homme de façon volontaire ou non, et qui ont ensuite réussi à se disperser et se reproduire sont considérées comme l’une des 5 principales causes d’érosion de la biodiversité. Elles sont révélatrices de dysfonctionnements des écosystèmes, conséquences de perturbations très souvent d’origine humaine et ont des impacts d’ordre écologique, économique ou encore sanitaire.

Mieux comprendre les enjeux liés à ces espèces c’est faire le choix de renforcer la flore sauvage grâce à des alternatives adaptées, notamment en s’appuyant sur le label Végétal local, qui garantit l’origine sauvage et locale des végétaux utilisés dans les projets d’aménagement et de restauration écologique. Choisir l’Arbousier (Arbutus unedo) par exemple, permet d’offrir une plante hôte au Pacha à deux queues (Charaxes jasius), de privilégier une espèce qui rejette facilement après un incendie et de valoriser une plante résiliente face aux changements à venir. 

L’ensemble des diaporamas présentés sont accessibles en téléchargement sur le site de l’UNEP

Photo :Johanna Villenave-Chasset, Docteure en entomologie et écologie du paysage, Laboratoire Flor’Insectes présente la palette végétale favorable à la biodiversité. Crédit :  A. Guérin, Union nationale des entreprises du paysage (UNEP)